DERNIERES CHRONIQUES

         


26 avril 2013

Semaine Spéciale Timothée de Fombelle : un panneau directionnel pour vous donner le programme (+ quelques infos supplémentaires)



Petit détail des Chroniques 



Je remercie chaleureusement Calligraphytique, Chocolatfondu, Mac'Arone et Feuy, qui auront droit à une chance supplémentaire lors du concours !

Il est toujours possible de s'inscrire : le formulaire n'acceptant plus de réponses pour une raison mystérieuse, il suffit de poster un commentaire ou m'envoyer un mail en indiquant :
- le ou les livres que vous chroniquerez
- qu'évoque pour vous Timothée de Fombelle et ses oeuvres (votre commentaire sera publié dans "Paroles de Lecteurs").

Pour des raisons pratiques, vous pouvez envoyer vos chroniques jusqu'au Dimanche 14. Merci de me prévenir si vous ne pouvez finalement pas écrire de chroniques, et ce au moins une semaine avant.

Nous nous retrouverons prochainement pour des informations sur cette Semaine ! Mais si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser d'ores et déjà :) 
Bonne soirée,

Le chant du Troll



Léna est une petite fille adorable : mais ses parents et ses amis ne prêtent pas attention à elle : quand elle parle, les personnes qui l'entourent réagissent comme si elle était absente ou transparente. Un jour, la mère de la petite fille, excédée par l'attitude de son père qui reste assis devant son écran d'ordinateur à écrire un roman, part de la maison en claquant la porte. Lena embrasse son père imperturbable et part à l'école.
Et la ville change... Une petite fleur rouge se transforme en immense bosquet, une végétation luxuriante a prit la place des talus bien coupés et des arbres taillés au centimètres. Un étang a élu domicile sur la chaussée, et des créatures fantastiques arrivent de nulle part ; certaines sont mauvaises: Raïs, créatures mythologiques et de cauchemar : à leur tête commande la gaciale Leucemia. Mais l'Armée du Jour leur fais face : Centaures, elfes, troll, nains et gnomes sont aux côtés de Léna dans sa lutte contre Leucemia. Doudou, par exemple, qui a fusionné avec Lena, est la personne la plus proche d'elle. Ce duo surprenant se complète, se ressemble, et se cherchait sans savoir qui ils étaient. Ils sont ensemble et rien ne peut les séparer. 






Ce roman graphique est une merveille. Le talent de Pierre Bottero, ses personnages si attachants, si forts et si humains, ses mondes fantastiques où se développent la végétation luxuriante, les déserts glacés et les plaines, ses univers que j'aiment tellement, sont sublimés par les esquisses et les dessins si subtils et si fins de Gilles Francescano. 
Je ne dirais pas que ce livre est parfait, parce que la perfection est quelque chose de figé : un mot tellement utilisé à tort que son sens véritable s'est perdu. Non, ce livre est vivant. Lena est vivante, tout comme les créatures de l'Imaginaire, un Imaginaire aussi réel que notre monde, un mot utilisé pour marquer une différence. On savoure les images, on regarde les moindres détails, les traits de crayon jusqu'au plus infime. Et un retournement final nous bouleverse : les allusions à cette révélation prennent alors un sens. C'est sans aucune hésitation mon livre, enfin mon roman graphique, préféré. Un véritable coup de coeur, que je ne peux pas oublier, qui est gravé ! Si vous devez lire un livre, lisez celui-là. C'est un conseil qui vient de l'âme, vraiment.


Le chant du Troll, Pierre Bottero et Gilles Francescano, éditions Rageot, 206 pages, 17.90 €


Pierre Bottero est né en 1964. Pendant longtemps, il a exercé le métier d’instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l’Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d’univers différents, de dragons et de magie. « Enfant, je rêvais d’étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n’arrivais pas à trouver la porte d’entrée vers un monde parallèle ! J’ai fini par me convaincre qu’elle n’existait pas. J’ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d’un monde classique… jusqu’au jour où j’ai commencé à écrire des romans. Un parfum d’aventure s’est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d’étonnantes créatures, des villes étranges… J’avais trouvé la porte. »
Pierre nous a quittés un soir de novembre 2009. Il nous laisse les clés de ses portes et de ses mondes.

23 avril 2013

Sur la tête de l'amour

Lu en partenariat avec les Editions Sarbacane.

Un quartier HLM, du bitume et des immeubles. Le cadre du roman n'est pas un palais, mais on y trouve tout de même des trésors : par exemple, les mots de Slam, Sam qui ne parle pas, les mots qu'il griffonne sur ses murs, sur ses carnets ; le pas dansant de la jolie Nora aux baguettes chinoises emmêlés dans ses cheveux. Au mic(ro), il y a Aswad, rappeur connu de la cité, qui parle "aux grandes et aux petites soeurs" mais pas seulement, et qui ne sait pourtant pas écrire les paroles qu'il déclame sur fond de beat et d'instru numérique. 
Alors il est forcé de demander à Sam, qui a du naître avec une plume au bout des doigts pour avoir des mots si justes. Rimbaud, le rap, les murs décrépis et les mots se mélangent dans un collage, sur fond de quartier pas toujours bien famé. Il y a les jumeaux Hein et Neken, qui peuvent tout vous dénicher et qui parlent et mettent l'ambiance devant leur bric-à-brac, leur étal, Le Bon Coin où tu peux trouver un exemplaire de tout ce que tu cherches. 
La lune voit tout, elle observe la cité de sa lumière bienveillante, le soir elle éclaire les confettis dans les cheveux de Nora lorsque qu'a été fêté le premier rire de Sam ; elle fait de l'ombre aux projo qui éclairent la scène de la bataille de slam, ce chant sans musique où les mots, leur sonorité et leur rythme sont acérés, tranquilles ou amoureux...
Cette bataille qui aura lieu dans une semaine, cette scène sur laquelle s'affronteront de bons orateurs, qui savent faire claquer les mots et leur donner une direction : et parfois, cette direction, c'est le coeur...



C'est le roman le plus rythmé que j'ai jamais lu ! Derrière chaque mot, on sent une pulsation, un tempo, tous les mots dansent, c'est presque palpable ! De plus, en début de chaque roman chez Sarbacane figure une playlist, une dizaine de titres, assez éclectiques, à écouter en lisant le roman : je trouve que c'est une excellente idée d'associer les mots, les sons et les chansons, ça apporte quelque chose au livre, un nouveau moyen de le savourer. 
L'auteur utilise beaucoup de périphrases très poétiques et qui parlent d'elles-même : "Les yeux en épines" et "Les yeux en pétales", par exemple. Elles donnent une sonorité au roman, un rythme. C'est la poésie même de ce roman urbain. De la prose poétique, comme j'ai lu quelque part. Des appartements de 40 mètres carrés, d'accord, mais dont les murs sont tapissés de mots et de rimes...
Les personnages ont environ dix-sept ans, même si je les pensais plus jeunes au début. Et pourtant, ils doivent agir comme des grands : Nora dont le père est malade et qui doit faire tous les papiers : le gaz, l'électricité, l'eau, et également . Les jeunes des cités sont forcés de grandir plus vite, au contact des coups de poing, de la vie difficile, des plus âgés qui ne sont pas forcément de bons modèles. Mais il y a aussi les amis qui les épaulent, le grand frère de la jeune fille aux cheveux noirs, avec qui elle s'entend tellement bien. Hein et Neken, qui plaisantent et qui rient avec bonne humeur et humour...
Pour en revenir à la trame du roman, au résumé que l'on trouve sur la quatrième de couverture, même si le résumé parle surtout de la battle de rap, je ne pense pas que ce soit le point central du livre : en fait, on observe Slam, Nora, Aswad et les autres personnages au quotidien, sans artifices ; tout n'est pas facile, comme pour Nora qui a parfois du mal en français, et qui doit, à quatorze ans déjà, subir le regard d'hommes, jusqu'à ce que son frère se fasse brutaliser en la défendant. Slam qui ne parle jamais et qui a pourtant le courage d'écrire une lettre à la jeune fille, Aswad qui n'est pas très innocent et qui se la joue poseur... 
Je conseille de lire ce livre à partir de quatorze, quinze ans, pour un passage en particulier ; le roman est néanmoins très poétique, très réel. L'amour y est abordé d'une façon plus belle et authentique, pas de petits coeurs roses, mais des mots et des pensées qui effleurent, très légères, qui traversent les immeubles gris sale et les ascenseurs qui ne répondent jamais, ni le pair ni l'impair. Bref, un genre que je ne connaissais pas mais que j'aime bien.


Sur la tête de l'amour, Boris Lanneau, Editions Sarbacane, 264 pages, 14 euros 90.
Face à face, ils ne savent plus comment s'y prendre tous les deux. Dans les bras ! pense Neken en les regardant commencer malgré eux à s'aimer. Le BON COIN d'un coup est devenu une île qui n'est pas sur la carte, sans traces de pas sur la plage, la Terre s'est arrêtée de tourner, même mieux : elle a chaviré, les tours ont la tête en bas, il y a du sable en Antarctique et de la glace en Afrique !

22 avril 2013

Les éditions Gallimard Jeunesse rejoignent les Partenaires !

            


Je remercie chaleureusement Mme Cuissot, qui m'avait déjà permis d'interviewer Timothée de Fombelle dans le cadre de la "Semaine Spéciale". 
Gallimard Jeunesse (qui fête ses 40 ans !) a accepté de m'envoyer quelques livres que je chroniquerai avec plaisir.
Merci de votre confiance et de votre gentillesse.

Et après...



Nathan Del Amico est un brillant avocat new-yorkais : il a réussi sa carrière mais son couple s'est disloqué ; en effet, depuis la mort de son fils Sean, qui n'était qu'un nourrisson, il est meurtri et s'est jeté à corps perdu dans son travail pour essayer de se "protéger" : son ex-femme Mallory, dont il est toujours profondément amoureux, est glaciale avec lui lors de leurs rares échanges.
Mallory, c'est cette jeune femme si brillante, si bienveillante, si généreuse, qu'il a sauvée à huit ans en plongeant dans un lac alors qu'elle se noyait. Il a faillit mourir à son tour, mais a vécu l'expérience troublante de la mort imminente : dans un tunnel blanc et lumineux où il se sentait bien, il pourtant choisi de revenir ; mais il a oublié cet accident et est passé à autre chose. Pourtant, la venue d'un mystérieux médecin dont il ne sait rien et qui prétend le connaître va bouleverser sa vie d'homme d'affaires ordonnée. Goodrich semble connaître des choses sur l'avocat, et étrangement, Nathan sait qu'il l'a déjà vu. Où ? Et pourquoi apparaît-il brusquement ? Sans pour autant lui révéler quoi que ce soit, Goodrich emmène l'avocat au sommet de l'Empire State Building. Et après une prévision troublante du médecin, un jeune homme se donne la mort. Goodrich révèle alors à un Nathan sous le choc qu'il est un Messager et qu'il peut prévoir la mort des gens : non pas la provoquer, mais apercevoir une sorte d'anneau lumineux au-dessus de la tête du futur défunt. Nathan est aussi incrédule que furieux. Mais au fil des jours et des semaines, il est forcé d'admettre que cette histoire en apparence impossible est bel et bien réelle. Goodrich serait donc venu pour annoncer la mort de Nathan ? A moins que la vérité soit toute autre...



On m'avait plusieurs fois parlé de Guillaume Musso et de ses romans. Alors quand j'ai vu cette couverture aux couleurs un brin agressives, mais qui saute aux yeux, je l'ai emprunté. Ce regard est hypnotisant, vous ne trouvez pas ? La première chose que je regarde en prenant un livre (après le titre), c'est la couverture. Bref.
Les personnages de Musso sont très réels : entre deux chapitres, il parvient à glisser des coups de colères, une tasse d'expresso, de l'incompréhension, un plat de pâtes à la penne, des rendez-vous annulés... Une gamme de sentiments, de vécu, qui fait que les personnages pourraient être n'importe qui : vous, moi. Son écriture est fluide et sans fioritures, il a un style simple mais direct que j'aime bien.
Mais à la lecture du livre, je me suis rendu compte que le côté fantastique des Messagers n'est que secondaire : le vrai thème du livre, c'est un réflexion morale sur la mort, la souffrance. Lorsque Nathan apprend qu'il va mourir, dès le début, ce n'est pas la fin du livre et il ne l'accepte pas d'un coup : au contraire, cela va mettre du temps, il va y avoir toute une évolution entre le Nathan "business" d'avant et celui qui va accepter après plusieurs semaines, de mourir. Musso a des pensées très belles et très morales sur la mort, ce qui fait que le livre n'est pas macabre, tout au contraire. Nathan Del Amico se questionne : "Qu'y a-t-il après ? Que vais-je faire avant ?" Et en même temps il ne devient pas apathique, barricadé chez lui ou casse-cou : non, il se rapproche de sa famille, réfléchit. C'est un livre superbe.

Et après..., Guillaume Musso, Editions XO, 357 pages, 18 euros.
                        


                        

(Cliquez sur la couverture)





Guillaume Musso est né le 6 juin 1974 à Antibes. Il commence a écrire jeune, alors qu'il est étudiant : son premier livre est un thriller appelé Skidamarink qui tourne autour du vol de la célèbre Joconde. A 19 ans il s'envole pour les Etats-Unis qui l'attirent et qui l'inspireront pour certains de ses romans. Il est Chevalier de l'Ordre des arts et lettres depuis 2012 et a sorti un livre récemment, appelé Demain.

21 avril 2013

Drame en trois actes



Le dîner chez sir Charles Cartwright s'annonçait pourtant mondain et agréable... Mais la soirée tourne au drame avec le décès du révérend Babbington dans des conditions étranges. Or dans les invités, un Belge "vantard et égoïste", mais néanmoins un excellent détective... Hercule Poirot a un nouveau mystère sur les bras, l'hypothèse de la mort accidentelle étant vite écartée. Qui est le meurtrier, pour quel mobile a-t-il assassiné le brave pasteur ? Quelques semaines plus tard, un nouveau dîner chez l'un des invités de celui de Sir Charles est organisé, et réunit plusieurs des convives précédents. Et un nouveau crime est commis, avec l'assassinat dans des circonstances semblables de Sir Bartholomew Strange, qui avait assisté à la première réception. Poirot doit faire vite avant que le tueur ne frappe encore... Mais qui des invités est le coupable ? Muriel Wills, une auteure de comédies laide et désagréable ? Mrs. Babbington, la femme de feu le pasteur ? Mrs. Cynthia Dacres, couturière à la mode et détestée ? Son mari, alcoolique et amateur de courses hippiques ? Mrs. Mary Lytton Gore, mère d'Hermione Lytton Gore, ou encore son soupirant, le jeune et blasé Oliver Manders ? Ou encore le mystérieux maître d'hôtel qui apparaît et disparaît le soir du meurtre ? A moins que la vérité soit si proche que l'on n'y pense même pas...



 Je suis tombée sur ce livre par hasard, et comme on m'avait plusieurs fois vanté les romans policiers de la "Reine du Crime", Agatha Christie, je me suis mise à le lire. Dès les premières pages, j'avais ma petite idée, que j'ai pourtant vite écartée. Et pourtant... Je vous conseille de lire ce livre avec à portée de main un stylo et du papier : au fur et à mesure des pages, de nouveaux indices sont donnés, et il y en a tellement que pour faire le tri, mieux vaut les écrire ! Et la signature d'Agatha Christie est célèbre, le retournement final lors de la scène d'explications par Poirot nous surprend ! 
Tout au long du livre, le thème du théâtre reste principal : les chapitres sont des actes, l'épilogue s'intitulant "Rideau", plusieurs des personnages principaux sont comédien ou dramaturge, le mobile quant à lui appartient à ce thème... Mais je ne vous en dit pas plus !
Une seule "surprise", mais surtout au début du livre : je pensais que le personnage de Poirot serait plus présent, alors que celui de Cartwright et de Miss Lytton Gore prime, jusqu'à la presque fin, néanmoins, Agatha Christie n'oublie pas sont personnage, qui, au début du livre, fait partie des crédits que l'on retrouve sur les pièces de théâtre imprimées : Éclairages : Hercule Poirot ; un petit jeu sur les mots... En scène !


 Drame en trois actes, Agatha Christie, 255 pages, version française parue en 1949. 

" (Poirot) : Je ne m'autorise aucun échec.
- Aucun ? s'exclama Mr Satterwaite, perplexe.
- Il m'est arrivé d'être parfois "lent à la comprenette", comme vous dites, admit Poirot avec dignité, et de n'avoir pas découvert la vérité aussi vite que je l'aurais dû...
- ... mais vous avez toujours fini par trouver ? "


18 avril 2013

Divergente 1


Beatrice est une jeune fille de seize ans qui vit dans dans une Chicago post-apocalyptique divisée en cinq factions : les Altruistes dénoncent l'égoïsme et mettent en avant le don de soi : ils portent des tuniques grises et font passer avant leurs besoins ceux des autres. Les Erudits "pointent du doigt l'ignorance" ; les Sincères ont pour règle principale de ne jamais mentir ; les Audacieux "dénoncent la lâcheté" et veulent n'avoir peur de rien, les Fraternels, vêtus uniquement de rouge et de jaune, privilégient le confort. 
Du moins, il était sensé en être ainsi, mais les cinq factions, avides de pouvoir, dégénèrent peu à peu et des tensions apparaissent entre elles.


Le jour de ses seize ans, Beatrice doit choisir lors de la cérémonie du Choix sa faction "définitive", dans laquelle elle vivra pour le restant de sa vie. Mais avant cela, elle passe un test qui révèle ses préférences et ses aptitudes, ce qui désignera la faction dans laquelle elle a sa place. Mais le test n'est pas concluant : Beatrice a autant d'"affinités" Altruiste qu'Audacieux. Ce qui la met en danger, les "Divergents" étant considérés comme une menace par le gouvernement. Tori, la jeune Audacieuse qui lui a fait passer ce test, promet de ne rien dire, sans pour autant lui révéler quoi que ce soit sur cette particularité. 

Beatrice n'en parle à personne ; arrivée dans la salle où se scellera sa vie future, elle s'avance et se place devant les coupes symbolisant les factions : une coupe remplie de pierres grises pour les Altruistes, une d'eau pour les Erudits, une de terre pour les Fraternels, une de charbons ardents pour les Audacieux, une de verre pour les Sincères. Selon la coutume, elle s'entaille la main et laisse tomber quelques gouttes de sang sur la coupe de la faction qu'elle a choisie… 

Confrontée à la mort, la violence, la cruauté, la rivalité, la vengeance, la peur, mais également à l'amour Tris se fait des amis qui la soutiennent et des ennemis qui la haïssent. Tandis que dans l'ombre, une révolte gronde...





Nous faisons la connaissance de Beatrice, qui deviendra Tris et que je prévoyais être une énième Bella Swan horripilante (cette dernière est l'héroïne la plus agaçante que j'ai jamais rencontrée. J'avais envie de lui coller une paire de baffes parfois !) Belle erreur ! A la cérémonie de Choix, bien qu'on ait des pistes, elle surprend ses proches autant que les lecteurs en choisissant sa faction. Et tout n'arrive pas sur un plateau : devenue novice, appelée "Pète-Sec", elle surprend encore tout le monde, y compris ses entraîneurs (le séduisant Quatre en particulier, un mystérieux jeune homme pas beaucoup plus vieux qu'elle). Malgré des débuts difficiles (des coups de poing et des coups bas), elle finit par se faire une place chez sa nouvelle famille. Mais le livre ne parle seulement de son parcours : il présente une société futuriste effrayante ; les descriptions de combats m'ont donné la nausée tellement elles étaient précises et imaginables. Ces passages violents ne sont pas à faire lire à tout le monde.

Par certains côtés je me suis identifiée à Tris : néanmoins, elle et moi sommes bien différentes pour un grand nombre de choses - entre autres, elle n'a pas le vertige, comme le montre plusieurs fois le roman. Ce qui m'amène à parler des Peurs, éléments centraux du livres. Véronica Roth innove et c'est très agréable - le mot est mal choisi, disons plutôt que c'est bienvenu et très intéressant.  Nous arrivons ainsi dans quelque chose d'inédit, le paysage des peurs : des simulations plus que réelles et très angoissantes que doivent gérer les novices.  Ceux-ci apprennent dès leur arrivée à se servir d'armes, de leurs poings, on découvre une véritable brutalisation de la Société : le mode de vie dans la faction de Tris et la manière de penser de beaucoup sont imprégnés du caractère d'Eric, son leader. Aussi cruel que violent, et même complètement fou, Tris le compare à "une baby-sitter dont le passe-temps favori serait d'aiguiser des couteaux". Pas très réjouissant... Heureusement que Quatre veille au grain autant qu'il le peut. Ce jeune homme mystérieux dont on ne sait rien est un rival d'Eric. Plus humain, bien plus humain que lui ! Nous assistons à l'éclosion d'un amour partagé avec Tris : celui-ci est très réaliste, et on ne tombe (presque) pas dans la guimauve d'un amour sucré et prévu.

Bref, une bonne dystopie young-adult à réserver tout de même aux plus grands d'entre nous pour son côté très violent.





Divergent(e) (selon les différentes impressions du roman), tome 1, Veronica Roth, Editions Nathan, 501 pages.


"Au moment où le train passe, il se hisse dans un wagon en me tirant derrière lui avec une aisance confondante. J'atterris sur lui, la joue contre sa poitrine. Ses doigts descendent le long de mes bras et il me soutient par les coudes tandis que le wagon cachote sur les rails. Je regarde rapetisser la tour de verre qui recouvre l'enceinte des Audacieux.
- Qu'est-ce que tu voulais me dire? crié-je pour couvrir le sifflement du vent.
- Attends un peu, me répond-il."



Veronica Roth a seulement 24 ans, et vient d'une banlieue de Chicago. Elle a étudié à Northwestern University et a écrit Divergent alors qu'elle avait 22 ans (au lieu de faire ses devoirs ! ) Cette trilogie a remporté un vif succès auprès de ses lecteurs. L'auteur est très présente sur les réseaux sociaux et sur ses différents blogs.
Une adaptation du roman a été réalisée par Neil Burger avec Shailene Woodley dans le rôle de Tris et Theo James dans celui de Quatre. Kate Winsley campe quant à elle une méchante très réaliste !

12 avril 2013

Mai... Une semaine consacrée à Timothée de Fombelle !

Comme annoncé quelques semaines auparavant, une interview de Timothée de Fombelle, écrivain et dramaturge français, a été réalisée. Elle est le point d'orgue d'une semaine, du  Lundi 13 au Dimanche 19 Mai 2013, entièrement consacrée à cet écrivain ! Quelques précisions :



Timothée de Fombelle est un grand auteur, à la plume poétique, aux personnages attachants, qui fait voyager jusque dans les îles Eoliennes, en passant par Paris et le ciel dans Vango, qui rassemble des milliers de lecteurs, qui fait réfléchir et nous questionner, qui cherche à "passer le goût de la lecture" (dixit son entrevue avec Télérama) tout cela grâce à ses livres (à l'exemple de Tobie Lolness, qui a rencontré un immense succès et a été traduit en vingt-huit langues) et ses pièces de théâtre (on peut noter qu'il a monté à dix-sept ans une pièce de théâtre pour laquelle il écrivait). Ainsi, ce qui est parti d'une demande d'interview s'est étendu jusqu'à devenir une semaine consacrée à cet auteur pour la jeunesse, récompensé par de nombreux prix littéraires.

Vous allez ainsi pouvoir vous inscrire au moyen de ce formulaire à un événement "Lectures en Tandem" dans le cadre de ce mois "Spécial Timothée de Fombelle". Tous les jours seront publiées des chroniques sur ses romans, et le 21 seront publiées les questions auxquelles il a bien voulu répondre en exclusivité pour Coffee & Books.

Excellentes lectures !