17 mai 2013

Je danse toujours - Semaine Timothée de Fombelle



Monté à Paris en 2001 - Paris Théâtrale l'association sous le nom La robe des choses
"Celui qu'elle attend n'est pas venu comme chaque soir lui dicter ses feuilles clandestines. Il faudrait s'en aller, quitter l'appartement qu'on assiège peut-être déjà. Mais Claire reste là. Elle sait l'heure proche. Elle écrit la femme qu'elle ne sera pas, la vie qu'elle aurait voulu raconter un jour. Une voix s'élève alors au-dessus du parquet, enveloppe le clignotement du poêle et déroule devant elle les joies, les larmes d'une vie entière."
T.F.

Que dire de ce petit livre ? C’est tout simplement une pure merveille, un petit bijou pour moi.

On se retrouve pendant la deuxième guerre mondiale, avec Claire, une jeune femme qui tape à la machine tous les soirs ou presque ce que lui dicte un homme. Un soir, cet homme ne vient pas. Elle l’aura attendu longtemps. Alors, sur sa petite machine à écrire, elle se met à raconter la femme qu’elle aurait aimé être, la vie qu’elle aurait aimé vivre. On découvre une femme résistante qui écrit Les feuilles volantes pour un homme qui vient frapper d’un coup unique au carreau de sa porte, des arrestations, des explosifs et des lettres portées à Lyon, des actes de résistances… On découvre aussi l’Amour de cette femme pour ce patron nommé « Blanche », des enfants,  une rose sèche, une femme qui voudrait être vieille et qui danse toujours… Tout cela est effleuré, jamais approfondi, c’est tout une vie qui passe devant nos yeux sans jamais s’arrêter.

Pour être franche, au début, j’étais un peu perdue, déroutée dans ma compréhension. Alors j’ai tout lâché, je n’ai plus cherché à comprendre et j’ai lu. Je me suis laissé porter par l’écriture de Timothée de Fombelle, éblouie par son simple style. Timothée a écrit la vie rêvée de Claire par des phrases simples, non verbales, des accumulations de choses, des petites touches de vie, des questions, des mots qui se répètent… Des éléments assemblés parfois sans grand sens, qui donnent au récit une douceur sans pareil et un ton très féminin au rythme quelque peu décousu. La fin est triste, certes, mais reste dans la continuité du roman : tout en douceur.

Je termine cette courte critique en vous disant quelque chose de simple : ce petit livre est un immense coup de cœur pour moi, les trente-sept pages de ce roman sont trente-sept pages de vie. Alors courez vite l’acheter ou l’emprunter pour lire et rêver…

Il n’y a rien à comprendre, simplement à ressentir.

Merci à Iris, du blog Les livres rêvent !

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